28 avril 2013

Quand les animaux nous donnent des leçons...

Un peu de tendresse et de beauté en attendant les beaux jours ?

Voyez comme les bêtes peuvent nous surpasser en matière de douceur, de drôlerie et de tendresse. Sans oublier la beauté de la nature... En route pour un moment tout zen !

Ysabel


18 avril 2013

Brava !


Leurs voix ont fait résonner les plus beaux Opéras du monde entier, leurs noms étaient synonymes de talent et de don divin. Ils ont fait vivre sur scène les plus grands personnages de l'art lyrique et ont arrêté le temps au cœur de tableaux que des milliers de spectateurs ont admiré. Ils ont tout réussi, mais ne sont pas parvenus à tenir la vieillesse éloignée.

Dans "Quartet", Dustin Hoffmann nous invite à partager le quotidien de ces stars de l'Opéra qui, loin des scènes majestueuses qui les ont accueillies durant plusieurs décennies, laissent maintenant le temps faire son œuvre. Loin d'être un film triste ou mortifère, c'est une déclaration d'amour à l'Opéra et ses artistes.

Ils ne sont plus applaudis chaque soir, mais n'en demeurent pas moins fidèles à leur passion commune, la musique.

Aujourd'hui ces séniors doivent cohabiter, mais certains n'en oublient pas pour autant leur rivalité passée, ce qui créé des situations parfois drôles, souvent touchantes. 

Maggie Smith est comme à son habitude d'une grande justesse et incarne à la perfection la Diva d'hier, qui se voit dans l'obligation de déménager à Beecham House, une pension pour musiciens à la retraite où elle devra prendre son petit déjeuner tout près de celle contre qui elle a dû batailler afin d'obtenir les plus beaux rôles du répertoire. Elle y retrouvera aussi son premier mari, qui ne lui a jamais pardonné l'échec de leur union et n'a jamais pu aimer une autre femme. 

Pour ne rien arranger, la pension se voit menacée de fermeture faute de budget suffisant. Seule solution : organiser un gala où se produira l'un des plus célèbres quatuor dont les membres résident justement à la pension...

Outre le fait que les aigus risquent d'être difficiles à négocier, les pathologies des uns et des autres risquent aussi d'être un frein à la création. Heureusement que l'humour servira à gommer les difficultés et aidera à appréhender le trac d'un retour sur scène.

Si vous aimez les bonnes comédies, bien réalisées où l'humour à la part belle autant que l'humanité des personnages, je vous conseille d'aller voir ce film. 

Notez que font partie du casting de "vrais" artistes d'Opéra et musiciens anglais qui n'ont rien perdu de leur talent dans l'interprétation de personnages hauts en couleur.

Ysabel






03 avril 2013

Décollage immédiat pour la folie !...


On savait ce cher Pedro Almodovar un brin loufoque et carrément politiquement incorrect, mais avec son dernier film "Les amants passagers", il faut reconnaître qu'il explose tous les compteurs !!

Ce qui reste extraordinaire, c'est qu'avec un décor relativement simple, mon réalisateur espagnol préféré, arrive à nous entraîner dans une histoire où les personnages au premier abord complètement déjantés, deviennent presque attachants tout comme leurs histoires respectives. On a évidemment droit à l'ambiance technicolor si reconnaissable chez ce cher Pedro, mais aussi aux situations on ne peut plus éloquentes dont le sujet principal reste... le sexe...

Dans cette dernière réalisation, dont l'action se passe principalement dans la section "première classe" d'un avion, personne ne s'étonne d'y voir trois stewards très très "joyeux" tout comme le commandant et son second... Pas un froncement de sourcil chez les passagers quand ces derniers parlent de leurs maris et franchement cette simplicité dans les rapports humains est ultra méga agréable à voir. 

N'oublions pas que les espagnols sont en avance sur nous (et c'est rien de le dire) concernant le mariage pour tous et qu'ils n'ont pas à supporter des pseudos porte-paroles businesso-catho-pain-in-the-ass comme on doit s'en coltiner depuis quelques mois en France... Mais bon, ne parlons pas de sujets qui fâchent (mais qui permettent néanmoins de faire le tri dans ses connaissances)...

Donc, le secret de la recette Almodovaresque de ce film réside dans les ingrédients si chers au réalisateur : couleurs, effronterie, humour, sexe, transgression et loufoquerie.

Reste, que je ne vous conseille pas d'y envoyer vos chères têtes blondes dans l'espoir qu'elles apprendront un peu d'espagnol... Vous risquez de les voir rentrer avec en poche un fameux florilège de l'espagnol "off", qui ne leur permettra sûrement pas d'avoir des points supplémentaires au bac...

Si je devais conseiller ce film à quelques unes, ce seraient sans aucun doute à Christine Boutin et Frigide Barjot ! 

La première pour lui montrer que le fait d'avoir des stewards mariés à d'autres hommes ne fait pas plonger les avions en piqué sur les zones d'habitation et la seconde pour lui rappeler sans doute des souvenirs de ses beuveries des années 80 sur lesquelles elle crache aujourd'hui en tentant de donner des leçons de morale à la France entière. Comme quoi Audiard disait vrai : "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît"...


31 mars 2013

Никакое право делать ошибки...

Il est russe et agent secret. Elle est une surdouée de la finance et employée par un puissant homme d'affaires, que les russes veulent faire tomber. Rien n'aurait dû les amener à se rencontrer, sauf peut-être le destin...


On m'avait dit beaucoup de bien de ce film et on ne m'avait pas menti. "Möbius" est un fabuleux film d'espionnage, construit avec talent et intelligence. La photographie est par moments, magique. En plus de tout ça, les interprétations de Jean Dujardin et de Cécile de France sont tout simplement parfaites...


Le premier gagne en maturité sous les traits d'un espion ultra-doué et révèle un véritable charme dont la barbe poivre et sel ne fait qu’accentuer les effets (enfin moi je trouve !!). 
Sa partenaire de jeu, quant à elle, est tout simplement la quintessence de la féminité et du charme naturel réunis. Elle est absolument magnifique et irrésistible. On comprend facilement que le héros ait du mal à garder ses distances...
  
Quant aux scènes d'amour entre les deux amants, rien à voir avec certaines scènes où l'on peut voir la passion dans sa plus simple expression (meubles renversés, fringues volantes et autres démonstrations du genre... Non non !). 

Des scènes purement magiques où les deux acteurs donnent la pleine mesure de leur talent respectif. Je vous assure que Cécile de France vous laissera cloués à votre siège tant elle donne l'impression de traverser l'écran... 

Bravo et merci à Eric Rochant et son équipe pour nous offrir ce film vraiment très réussi. 


Dernière petite chose les amis, évitez de quitter la salle en cours de projection au risque de ne plus rien comprendre à l'intrigue tant cette dernière est finement entrelacée. Les popcorns et autres tentations peuvent attendre !...



28 mars 2013

Départ immédiat pour l'aventure...



L'histoire : "Quand un satellite de la Nasa détecte un météorite d’une exceptionnelle rareté enfoui sous les glaces du cercle arctique cela tombe à pic pour l’agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d’opérations ratées et fort onéreuses qui mettent en danger son existence même. En effet, l’un des candidats à l’élection présidentielle imminente est décidé à revoir de façon radicale la politique spatiale. Alors que son avenir politique est en jeu, le Président des Etats-Unis envoie dans l’Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l’authenticité de cette découverte. Elle est accompagnée d’une équipe d’experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel découvre est presque inconcevable : les preuves d’une falsification scientifique, une mystification audacieuse qui menace de déclencher une controverse mondiale. Mais avant même que Rachel puisse informer le président, elle-même et Tolland se trouvent aux prises avec une équipe de tueurs implacables. En fuite dans un univers aussi sauvage que dangereux, tous deux n’ont qu’un espoir de survie : découvrir qui se cache derrière une si magistrale supercherie".
 
Quand l'auteur du "Da Vinci Code" s'attaque à la fois aux mystères de l’Antarctique, aux secrets d'une agence gouvernementale et aux dédales de la course à la Maison Blanche, cela donne un roman dont il est difficile de sortir une fois la première page tournée... 

Totalement différent du "Da Vinci Code" (que je vous conseille aussi très vivement), "Deception Point" nous entraîne dans une course poursuite, tantôt à bord d'un avion supersonique, tantôt sur un bateau ancré au dessus d'un volcan sous-marin, dont les répercussions se font sentir jusqu'à Washington. L'illustration parfaite qu'un papillon qui bat des ailes à Tokyo peut déclencher un ouragan à Mexico... Un vrai plaisir pour les amoureux des romans d'aventure dans lequel Dan Brown nous laisse à peine le temps de reprendre notre souffle entre deux chapitres...

Olympus has fallen...

Si vous aimez les films d'action, où les explosions sont légions, les actes héroïques une constante, les méchants encore plus méchants que méchants, alors "La chute de la Maison Blanche" est fait pour vous !

Et côté action, je peux vous assurer que l'on en a pour nos sous ! Bien sûr, je reconnais que les américains insistent sur leur besoin viscéral de défendre leur drapeau, que l'on connait bien. Mais le cinéma d'action américain serait-il le même sans cet amour de la bannière étoilée ? Je ne crois pas... Et franchement je pense que c'est ce que l'on aime dans le fond... 

Alors que les détracteurs se rassurent, je crois (de mémoire de fan de films d'action) que c'est la première fois que les américains mettent si fortement en scène leur fragilité. Quand je dis fragilité, je parle bien entendu de leur incapacité à résister et/ou à répondre au terrorisme. Car si d'habitude le héros supporte moyen de se faire marcher sur le petit orteil ou de recevoir un joli cadeau de la part d'un lance-roquette, je crois que l'on peut dire que dans ce film, personne ne comprend ce qui lui tombe dessus. Car vous l'aurez compris, l'action se situe en direct live de la demeure du Président Américain, laquelle est prise d'assaut par un groupe terroriste qui n'y va pas de main morte ! Je dirais même qu'il fait franchement preuve d'efficacité en prenant le contrôle du bâtiment en 13 minutes... Ben oui, précision et efficacité asiatique ! Car là aussi c'est un aspect nouveau, les méchants ne sont pas russes ou arabes, non ils viennent de Corée du Nord ! Et autant vous dire que leur plan est réglé à la seconde prêt ! Oserais-je dire au quart de poil de cul de guêpe !

Je ne veux pas vous gâcher le plaisir en vous racontant tout, donc je stoppe là concernant l’assaut, parlons maintenant du décor... Lorsque que je suis allée à Washington, je n'ai pas eu le plaisir de visiter The White House, mais d'après ce que j'ai pu voir dans des reportages ou même lu sur le sujet, le décor du film est franchement réaliste. Durant le film j'en suis même venue à me dire que si des secoués du capuchon regardaient le film, cela leur éviterait de chercher les plans sur Internet... Surprenant (oui je sais, je vois toujours le côté le plus sombre des choses en premier...) ! 

Et j'avoue ne pas avoir été bluffée que par les décors, mais aussi sur les différents systèmes de sécurité (certainement loin de la vérité, je ne suis pas naïve, mais quand même !). J'imagine que le scénario a dû recevoir l'aval des services compétents, mais franchement on s'y croirait ! Si demain, Barack Obama m'invite à prendre le café, je n'aurais pas vraiment besoin d'escorte pour aller chercher le sucre !...
 
Et puis, un petit mot sur le héros, interprété Gerard Butler qui pourrait très bien postuler pour prendre la succession de l'indestructible Bruce Willis... A suivre...

En conclusion, vous l'aurez compris j'ai adoré cette balade au cœur du pouvoir de la première puissance mondiale mais ce qui m'a marquée surtout c'est la mise en scène de l'attaque de la Maison Blanche, presque 12 ans après les attaques du 11 septembre, preuve sans doute que les plaies de l'Amérique commencent peut-être à cicatriser...





23 mars 2013

N'attendez pas 20 ans...

Que feriez-vous si vous étiez pré-sentie pour reprendre la rédaction du magazine de mode pour lequel vous avez abandonné toute idée de vie perso, mais que votre boss vous trouve aussi coincée qu'un tiroir de commode normande oubliée sous une averse ou aussi excitante qu'un avis d'imposition ??? 

C'est un peu le dilemme face auquel se retrouve Alice (Virginie Efira) qui voit son rêve de devenir rédac' chef de "Rebelle", s'éloigner à mesure que se rapproche un jeune homme adorable, Balthazar, interprété par le très talentueux Pierre Niney (de la Comédie française ! Eh oui mesdames on ne se fout pas de vous !!!) qui n'a qu'un seul défaut, celui d'avoir 19 ans quand l'élue de son cœur en a 20 de plus...

Pour être tout à fait franche, je n'étais pas motivée pour aller voir ce film, mais pour faire plaisir à une de mes amies je me suis fendue d'une visite en salle obscure. Et bien m'en a pris !!! J'ai adoré ce film pétillant et super rythmé où se mêlent humour et auto-dérision, préjugés (Si si ! Penser à 18 ans, que lorsque l'on en a 39 et que l'on est en soirée à 23h, il nous faudra deux ans pour nous en remettre, moi j'appelle ça un préjugé !!) et coups de cœur.

Les deux interprètes sont franchement excellents et nous emportent avec eux dans leur parade amoureuse où les couacs sont légion ! 

Mention spéciale à Marina Foïs que j'ai cru reconnaître dans le rôle de la photographe de mode ultra méprisante et archi sûre de son talent, mais néanmoins drôle !!! Je conseille d'ailleurs ce film à mon amie Elodie, rien que pour ce pur moment qui illustre si bien la considération que certains ont, pour ceux qu'ils imaginent inférieurs à leur propre condition... Et on en connaît !!! ;-D

Bref, si vous aimez les comédies romantiques et l'humour alors je vous conseille d'aller voir "20 ans d'écart", histoire de voir si vous croyez encore aux contes de fées...

Et au fait, petit message aux jeun's qui se foutent des quadras : comme me l'a si souvent dit  ma petit maman, "Ne vous faites pas d'illusion... Le chien qui nous a mordus, vous court après !"