19 octobre 2013

Douze mois pour une bonne action !


Participer aux activités de leur club féminin, Chris (Helen Mirren) et Annie (Julie Walters) en ont l'habitude. 

Confection de gâteaux, concours de confiture, exposés sur les brocolis, tout ceci, les deux amies connaissent bien !

Mais quand le mari d'Annie décède d'une leucémie, les choses changent... Elles voudraient faire plus pour aider la recherche et surtout aider les familles des malades. 

C'est alors que Chris et sa légendaire extravagance vont avoir une idée disons... peu conventionnelle... Elle a l'idée de réaliser un calendrier dont les 12 mois de l'année seraient incarnés par 12 de ses amies du club, dans la plus naturelle des tenues, la tenue d'Eve...

Une sorte de calendrier des déesses de la campagne, avec fleurs et gâteaux en prime !...

Si cette idée vous fait sourire, vous rirez peut-être moins en apprenant que ce film est inspiré d'une histoire vraie. 

Les 12 courageuses ne sont pas seulement des personnages de fiction mais bel et bien des êtres de chair et de sang. Elles ne s'appellent pas Chris et Annie mais Tricia et Angela.

Leur calendrier a fait le buzz en Angleterre mais aussi dans le monde entier, créant ainsi un véritable phénomène "Calendar Girls" qui permet, encore aujourd'hui, de récolter des fonds pour la recherche. 

Si vous voulez voir une belle histoire d'amitié et rire avec ces douze femmes au grand cœur, je vous conseille de regarder ce film en buvant un bon thé et pourquoi pas en dégustant un de ces délicieux buns ?...

 Y.R









La frontière entre bourreau et victime est quelques fois bien mince...

Jusqu'où seriez-vous prêts à aller si votre enfant avait disparu et que le suspect de cet enlèvement ressorte libre du commissariat ? Seriez-vous prêt au pire pour lui faire avouer où est retenue votre fille ?

Cette question, je suis certaine que l'on se l'est tous posée. Hypocrites seraient ceux qui diraient le contraire et fous ceux qui répondraient autre chose que "je ne sais pas..."

C'est à ce cas de conscience qu'est confronté Keller Dover, interprété par le brillantissime Hugh Jackman dans Prisoners, une réalisation de Denis Villeneuve. 

 


Au cœur de l'intrigue, la disparition d'Anna et Joy, deux fillettes habitant le même quartier. Tandis qu'un suspect est arrêté, la police doit le relâcher faute de preuve. 

Commence alors une lente descente aux Enfers pour les parents qui se sentent impuissants malgré l'aide de l'inspecteur Loki (Jake Gyllenhaal), un jeune flic aussi tatoué que perspicace. 

Mais sera-t-il aussi rapide à retrouver les petites que Keller sera décidé à obtenir des réponses, quel qu'en soit le prix ?


Et si malgré les apparences, la vérité n'était pas aussi simple et encore plus abjecte que tout ce que l'on peut imaginer ? Et si les victimes devenaient à leur tour les bourreaux ? Si la recherche de la vérité conduisait à la perte de tout humanité ? 

En allant voir, Prisoners, vous n'irez pas seulement voir un excellent thriller qui vous tient en haleine durant 2h30, mais aussi un  film qui vous poussera à réfléchir sur la légitimité de certaines actions, dès le générique de fin.

Et si en sortant, vous pouvez dire ce que vous auriez fait à la place de ce père, bravo, car en ce que me concerne, je me pose encore la question...

Y.R


Du champ de coton à la Maison Blanche...


Il était né dans une plantation du Sud des États-Unis, à l'époque où la ségrégation punissait les noirs et protégeaient les blancs.

Il terminera sa vie à Washington après avoir servi les personnages les plus prestigieux et influents de la planète.

Entre ces deux moments, une vie à être là tout en faisant oublier sa présence. Une vie à entendre ce qui fera la vie politique d'un pays, sans jamais écouter. Une vie à voir le personnel blanc être payé double. Une vie à supporter, tandis que la nouvelle génération rêve de liberté, de droits civiques, d'égalité entre blancs et noirs. Une génération entre Martin Luther King, Jr. et les Black Panthers...

"Le majordome" nous raconte la vie de cet homme, Cecil Gaines, qui a fait le service à la Maison Blanche durant les mandats de sept présidents, sans jamais révéler quoi que ce soit, sans jamais contester quoi que ce soit de ce qu'il a pu entendre durant toutes ces années.

Forest Whitaker est absolument incroyable dans le rôle principal  et assure là une prestation digne de la fameuse statuette dorée, tandis que gravite autour de lui un casting des plus impressionnants ! Oprah Winfrey, Mariah Carey (méconnaissable !), John Cusack, Jane Fonda, Lenny Kravitz pour ne citer qu'eux.

Et chapeau bas à l'équipe technique qui a, certaines fois, su si bien donner à ces acteurs les traits des personnages historiques que c'en est bluffant !

Une véritable standing ovation pour ce film que vous ne devez rater sous aucun prétexte !

Y.R







05 octobre 2013

Quand la peste frappe à notre porte...

"Dans les années 1940, une épidémie de peste s'abat sur la ville d'Oran. Jour après jour, le lecteur suit l'apparition et l'extension de la maladie. Il découvre les réactions de chacun des personnages face aux souffrances et à la mort : certains fuient, d'autres restent pour lutter".

J'ai toujours voulu lire "La peste" de Camus... Eh bien voilà qui est fait ! J'avoue que je ne savais pas à quoi m'attendre. Pour une raison encore inconnue, je ne me souviens pas avoir lu ce que l'on appelle les "classiques" durant mes années collège/lycée. Coma caché ou enlèvement par les petits hommes verts ?... Le mystère reste entier !!

Bref... Il y a quelques temps j'ai donc décidé de caler, régulièrement, entre mes lectures contemporaines, la découverte de ces fameux "classiques". 

Au fil de ma lecture de ce texte du lauréat du prix Nobel de littérature en 1957 pour l'ensemble de son œuvre et "pour avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes", j'ai découvert un style pratiquement disparu de nos jours. Il faut reconnaître que c'est un texte dense et très riche. Camus nous plonge au cœur d'une ville où la peste s'est invitée avec pour seul dessein de grignoter petit à petit la vie de ses habitants autant que de dévorer l'invisible chez l'être humain : l'espoir. Espoir d'échapper à la mort, mais aussi à l'oubli de ceux dont la quarantaine les tient éloignés.

Au travers de portraits de plusieurs habitants, tels que médecin, fonctionnaire ou journaliste, nous entrons malgré nous dans le quotidien de cette ville presque fantôme et tout à fait isolée où la lassitude et la peur se mêlent à la banalisation de la mort.

Je dois confesser que j'ai eu quelques fois du mal à continuer ma lecture, mais au final je ne regrette pas. Ceci dit, je peux comprendre que certains ados prennent des boutons lorsqu'ils doivent s'attaquer à ce texte. Je n'aurais pas pu en apprécier pleinement la richesse et la force avant aujourd'hui. A mon sens, il faut avoir "un peu" vécu pour apprécier pleinement notre rencontre avec Albert Camus.

Enfin, pour la petite histoire, j'aime à repenser à la réaction de la mère de Camus, lorsque son fils lui a annoncé qu'il venait d'obtenir le prix Nobel de littérature. Elle qui n'avait pas eu la chance de se voir offrir l'instruction qu'aujourd'hui certains boudent ou dénigrent, avait tout simplement répondu au prix Nobel : "ton pantalon est froissé, pose-le que je te le repasse..."

Il est singulier d'imaginer le lauréat, en caleçon, fumant une cigarette pendant que sa mère faisait en sorte que son fils ait l'air présentable, Nobel ou pas...

Y.R

Unbekannte Adresse

Deux amis et associés, Max et Martin entretiennent une relation épistolaire, depuis que Martin est retourné dans son pays d'origine, l’Allemagne, tandis que Max est resté en Californie où il dirige leur galerie d'art.

Nous pourrions penser que seuls les délais postaux pourraient éventuellement jouer les trouble-fête... Mais si je vous dis que Max est Juif et que Martin de retour dans son Allemagne natale, redécouvre cette terre qui l'a vu naître, tandis que le pays apprend à connaître un inconnu aux idées nouvelles, un certain Adolf Hitler. Nous sommes en 1932...

Max s'inquiète auprès de son vieil ami des nouvelles en provenance de cette Allemagne dont il a tant de bons souvenirs et qui semble perdre l'esprit lorsqu'il s'agit du peuple Juif.


Lentement, au fil des mois, les lettres de Martin trahissent un aspect de sa personnalité que Max n'aurait jamais soupçonné. Doucement, les anecdotes sur leur amitié passée cèdent la place aux idées véhiculées par ce petit homme au verbe haut, qui promet un nouvel élan à son pays et qui semble séduire Martin et sa famille. 

Patrick Chesnais et Thierry Frémont jouent actuellement cette pièce à Paris, au théâtre Antoine. A ce texte extraordinairement puissant de Kathrine Kressmann Taylor, il fallait deux comédiens capables de tenir la barre et c'est réussi !

Si vous êtes de passage dans la capitale, je vous conseille vivement cette pièce si vous voulez voir du bon théâtre à tous points de vue. Lorsque le rideau tombera, votre réflexion ne tombera pas avec lui tant le sujet interpelle...

Y.R

23 septembre 2013

10.000 mercis pour vos 10.000 visites !

Chers visiteurs,

Je souhaite vous remercier très chaleureusement pour avoir permis à mon site de passer la barre des 10.000 visites !!! 

Vous venez à ma rencontre depuis le monde entier (USA, Chine, Colombie, Russie, Italie, Espagne, Algérie, Espagne, Canada, Japon...) et j'espère que cela n'est qu'un début !!!

N'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires ou vos messages à l'adresse suivante : 


En attendant la suite, prenez soin de vous !!!

Y.R

04 septembre 2013

Adieu l'artiste !

 

Tout comme vous, j'ai appris hier la disparition de Valérie Benguigui. Je voudrais saluer aujourd'hui le talent de cette actrice française, pour qui la consécration est arrivée bien tardivement. Si elle a reçu un César pour son interprétation dans "Le prénom", ce n'est pas par hasard ! Elle le méritait grandement !

J'avais eu la chance de la rencontrer à la sortie d'une pièce de théâtre qu'elle interprétait à Paris et à cette occasion j'avais pu constater sa gentillesse et sa disponibilité pour ses fans.

Il est un peu tard pour dire tout le bien que je pense d'elle, cependant je peux vous dire que je suis très attristée par sa disparition. Mais il est encore temps de vous encourager, mesdames, à vous faire dépister et à lutter contre cette saloperie qu'est le cancer du sein ! 

Toutes mes sincères condoléances à sa famille et ses amis.

Vous nous manquerez Valérie et je reverrai "Le prénom" ou "Comme t'y es belle" avec plaisir mais avec un vrai sentiment de manque sachant que vous n'êtes plus là pour nous faire rire...

Reposez en paix Valérie.

Y.R