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samedi 9 août 2014

Mais que se passe-t-il donc sous les jupes des filles ?

Quand j'ai vu l'affiche du film d'Audrey Dana, j'ai souri. Quand j'ai lu les noms du casting je me suis dis " ah ouais quand même..." 

Imaginez un peu :


Quand j'ai vu le film j'ai fait "wahouuuu".

On peut dire que la réalisatrice, qui joue aussi dans le film, a fait très fort !... Réunir onze femmes aussi attirantes et talentueuses, c'est déjà une perf' mais en faire un film qui parle aussi "cash" des femmes, là je dis "Bravo" !!!

J'ai lu que "Sous les jupes des filles" cassait les codes... Tu m'étonnes ! Là on ne nous présente pas les femmes comme (souvent) des êtres ultrasensibles, chiantes, indécises, folles de shopping ou en constante recherche de l'idéal masculin pour espérer exister à travers son ombre. Que nenni ! 

Audrey Dana nous présente onze êtres, onze vies, onze forces.

Si l'une est bourrée de testostérone au point de manager les hommes avec une poigne de fer dans un gan Gucci, une autre est une mère et épouse qui rêve d'arc-en-ciel même quand il ne pleut pas, tandis qu'une troisième ouvre les yeux sur l'infidélité de son mari et se réveille plutôt que de s'effondrer. Ce ne sont là que des exemples car ces onze femmes nous présentent des visages tous aussi divers et variés les uns des autres. Et franchement, je pense que ces onze vies, pourraient être les onze facettes qui composent le caractère, les envies, les aspirations, les faiblesses, les forces et les désirs de toutes les femmes. 

Car du désir je crois que l'on peut dire que ce film en parle. Je dirais même mieux, il en parle vraiment ! Rien à voir avec les réalisations qui mettent en scène la sexualité des femmes dans du coton ou qui la présentent à travers un voile de bienséance au risque de passer à côté de la vérité. "Sous les jupes des filles" filme les Femmes, raconte les Femmes. Même si quelques fois les choses sont dites ou montrées sans filtre, il a le mérite de le faire. Il n'est pas seulement question de sexe je vous rassure, il parle aussi d'amour. Et que serions-nous sans amour, n'est-ce pas mesdames ??? 

Ceci dit, je me permets de poser en petit bémol dans cette partition. Audrey Dana a eu la bonne idée de placer dans sa galerie de personnages, une charmante, désirable, sexy, bref top méga canon lesbienne en la personne d'Alice Taglioni. Et pour avoir eu la chance de la croiser dans la rue, je peux vous dire que la jeune femme est tout simplement sublime... Bref, revenons à nos goudoux. Je disais donc que nos avons la chance de voir la charmante Alice dans la peau d'une femme qui aime les femmes (très bonne idée d'ailleurs, les autres devraient aussi y penser...  *;) Clin d’œil). Là où les choses sont pour moi quelques peu irréalistes c'est quand une de ses compagne de jeu lui tombe dans les bras, comme ça, dès le premier sourire. Alors là, j'aimerais démystifier une idée assez souvent répandue... ÇA NE SE SE PASSE JAMAIS COMME ÇA !!!!! Au contraire !! On galère plus qu'on ne se pâme d'autosatisfaction d'avoir un charme à toute épreuve !!! Et encore quand ça marche !!! Ce qui n'est pas souvent le cas !! Voilà, qui est dit et ça va mieux maintenant que c'est fait...

Enfin et avant de terminer cette chronique, je voulais souligner le jeu tout simplement extraordinaire de justesse et de sensibilité d'une des comédiennes. La jolie et très talentueuse Alice Bélaïdi. Franchement j'ai adoré son interprétation de l'assistante timide et dévouée qui, malgré une tragédie dont je ne vous dirai rien, continue à sourire aux autres et à la vie. Cette jeune femme a dans le regard ce quelque chose qui accroche le vôtre et vous harponne le cœur.


Alors mesdemoiselles, mesdames, n'hésitez pas à emmener vos chéris voir ce film, histoire qu'ils comprennent un peu mieux ce qui se passe "Sous les jupes des filles"...

Y.R