
Lorsque vous vous installerez dans votre fauteuil, vous attendrez le début du film. Lorsque les lumières s'éteindront, vous souhaiterez avoir fait le bon choix. Lorsque le film débutera, vous sentirez déjà l'ambiance se feutrer et lorsque Therese rencontrera Carol, vous y serez.
Vous serez dans ce New York de l'après-guerre. Ce New York de l'Art déco, avec ses imposantes voitures, ses hommes en costume trois pièces, ses femmes toutes en distinction et en discrétion. Ce New York où les règles sont aussi bien établies que suivies. Ces règles que tous suivent. Tous, exception faite de Carol Aird. Une femme dont chaque mouvement, chaque pas, chaque geste traduit son appartenance à la bonne société New Yorkaise, avec une grâce qui nous hypnotise dès la première seconde.
Carol est délicate, sûre d'elle et terriblement séduisante.

Tout les oppose et pourtant lorsque le regard de Carol croise celui de Therese, la magie opère. Cette magie qui va à l'encontre de tous les codes sociaux, de toutes les conventions, de toutes le règles. Cette magie que l'on appelle alchimie.
A compter de cet instant, leurs existences vont être liées par une attirance respective.
Mais le New York des années 50 permettra-t-il une telle chose ? Carol et Therese auront-elle la force de s'élever face au puritanisme de cette société qui préfère voire sans regarder. Entendre sans écouter ?
Todd Haynes nous offre avec amour et un immense respect, ce film d'une qualité et d'une sensibilité rares. Cate Blanchett (Carol) et Rooney Mara (Therese) incarnent leurs personnages avec une justesse qui frôle la perfection, le tout au cœur d'une réalisation sans défaut.
"Carol" est délicat, poignant, sensuel et vivant. J'ai vraiment adoré ce film.
Hésiter à aller le voir serait une erreur, s'en priver, une folie...
Y.R
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