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dimanche 21 février 2016

Partage avec ton voisin !


Qui n'a jamais entendu des connaissances ou des amis tenir de grands propos sur la société et ses inégalités. Mais si réfléchissez bien...

Ces gens qui vous expliquent comme si vous étiez ignorants ou aveugles et sourds, que nous vivons dans un monde qui n'a aucune pitié pour les plus faibles. Ces militants de l'humanité qui n'hésitent pas à se rendre aux manifs de soutien aux sans-abris, avant de rentrer bien au chaud dans leur appartement parisien situé dans un quartier où le prix de la baguette vous reste coincé en travers de la glotte. Un quartier où l'on va chez le fromager et pas au Monoprix. Lequel Monoprix le plus proche est de toute façon beaucoup trop loin...


Ces gens qui bondissent devant leurs télés et déclament en voyant la misère au JT, mais qui ont préféré s'installer dans un quartier où l'on ne risque pas de la voir en bas de l'immeuble. Ah ben oui... Faut pas exagérer non plus...

Et si... Et si pour lutter contre une vague de froid exceptionnelle, le Gouvernement ordonnait à toutes les familles logeant dans un appartement spacieux, de recueillir des sans-abris et des mal-logés ?...

A partir de là... Les convictions s'étiolent, les idéaux s'émiettent, les coups bas se multiplient, les petits arrangement entre ennemis voient le jour et la vie quotidienne prend une tournure bien inattendue...

"Le grand partage" présente avec intelligence et une certaine jubilation, la panique de ces "gens biens" à l'idée de voir débarquer la misère dans leur immeuble.


Tout y passe, les bobos qui renient leurs convictions pour éviter d'ouvrir leur porte, les abonnés au Figaro qui arrachent mamie à sa maison de retraite pour remplir les quotas familiaux ou encore ceux qui déménagent pour faire au plus simple...

Sous la direction d'Alexandra Leclère, on retrouve entre autres au casting, Karin Viard, Didier Bourdon, Valérie Bonneton et Josiane Balasko qui nous font de passer un très bon moment de ciné devant cette comédie dont le sujet est finement traité et où les rebondissements ont un air de vérité...
 Y.R